25 octobre 2016

« L’économie circulaire, c’est faire de nos déchets des matières premières. C’est le seul système d’avenir »

François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’Économie Circulaire.

L’économie circulaire, également surnommée « troisième révolution industrielle », s’oppose au système productif actuel, fondé sur un modèle économique linéaire. Ce modèle s’est développé au cours de la première révolution industrielle, par l’application de la chaîne suivante : prélever les ressources – transformer et produire – consommer – jeter.

Cette économie linéaire a atteint ses limites. Depuis quelques années, une prise de conscience de la non-viabilité de ce système émerge. Une croissance infinie n’est pas envisageable dans un monde fini comme le nôtre. Les ressources sont limitées, et les consommateurs ne cessent d’être de plus en plus nombreux. L’économie circulaire permet de passer du « jetable » au « durable ».

L’économie circulaire apparaît alors comme une solution potentielle à mettre en place pour parvenir à vivre dans une société plus raisonnable et effective dans l’utilisation des matières nécessaires à son fonctionnement.

En effet, l’objectif de l’économie circulaire est de rendre plus efficace la consommation de ressources et de diminuer les impacts sur l’environnement. Cependant, cela implique une modification fondamentale de l’ensemble de notre système à toutes les étapes de cycle de vie des produits : production, consommation et recyclage.

En bref, il s’agit de faire plus et mieux, avec moins.

 

L’économie circulaire à la croisée des enjeux environnementaux et économiques

De nombreux et variés bénéfices sont attendus de cette nouvelle économie. Les principaux bénéfices correspondant aux objectifs même du développement de l’économie circulaire permettent de diminuer le prélèvement des ressources, de réduire la production de déchets ainsi que de restreindre la consommation d’énergie.

Elle doit participer également au redressement productif de la France. En effet, outre les bénéfices écologiques qu’elle comporte, cette activité émergente est créatrice de richesse et d’emplois dans l’ensemble des territoires sur lesquels elle se développe.
L’amélioration de la gestion des ressources et des déchets est porteuse d’activité et d’emplois locaux, pérennes, non délocalisables. Ces emplois sont aussi liés à l’économie sociale et solidaire (ESS avec notamment les activités de réemploi, de réutilisation, et de recyclage. En France, le secteur de la gestion des déchets représente plus de 135000 emplois.

 

Les sept piliers de l’économie circulaire

En réalité, l’économie circulaire comprend de multiples pratiques déjà répandues, allant au-delà du strict recyclage, du réemploi et de la valorisation des ressources. En effet, sept concepts existants sont repris sous ce terme, encore nouveau dans le paysage économique et institutionnel :

L’écoconception, le recyclage, la réutilisation, la réparation, le réemploi, l’économie de la fonctionnalité et l’écologie industrielle.

 

Pour en savoir plus sur ces différents concepts autour desquels tourne l’économie circulaire c’est par ici.

 

Comprendre l’économie circulaire en moins de 3 minutes, c’est par là.